Morphopolis 1

Morphopolis - Test PC

Arborant une patte artistique proche du livre pour enfant tout à fait  charmante ainsi qu’un thème que l’on n’a pas l’habitude de voir dans le jeu vidéo, Morphopolis fait partie de ces créations que l’on a envie d’aimer mais qui déçoivent malheureusement bien vite.

Nature, énigmes et objets cachés

Morphopolis est un mariage par de nombreux aspects malheureux entre Samorost et ces jeux d’objets cachés qui pullulent sur tablette et smartphone depuis toujours (et depuis quelques temps sur Steam).

Au premier, il emprunte le principe du clic un peu partout pour voir ce qu’il va se passer. Aux seconds, il emprunte … eh bien des objets cachés quoi : retrouvez des trucs, des machins et des bidules dans un décor rempli d’éléments. C’est simpliste, vite pénible mais cela permet de remplir quelques dizaines de minutes de gameplay facilement.

De temps à autre, quelques petites énigmes se présenteront au joueur : éléments à reconstituer, pions à déplacer, labyrinthes … on est dans du très classique, mais qui fonctionne et change agréablement de la recherche de feuilles d’une certaine forme au milieu de feuilles d’autres formes.

Morphopolis

Arbres, fleurs et bestioles

Revenons maintenant à l’originalité de Morphopolis : vous incarnez tout au long de cinq niveaux constitués de 4-6 tableaux divers insectes évoluant dans une nature grouillante de vie assez agréable à l’œil, faisant, encore une fois, penser à des illustrations de livre pour enfants. Ceux qui comme moi ont une profonde aversion pour tout ce qui grimpe, rampe ou papillonne, bref, tout ce qui a plus ou moins de quatre pattes seront toutefois constamment partagés entre le charme et le dégout, l’ensemble cherchant tout de même plus dans le réalisme que dans le Kawaï aux gros yeux mouillés. Le tout est malheureusement entaché par une animation plus que rigide qui nuit quelque peu à l’immersion.

Morphopolis

Mais tu vas avancer sale bête ?

Venons maintenant au vrai défaut de Morphopolis. Que le jeu soit mal animé, d’accord. Qu’il utilise des mécaniques vues et revues, ça passe tant qu’il n’est ni trop long, ni trop cher. Mais les développeurs ont vraiment eu une très mauvaise idée en faisant incarner au jouer une créature à l’écran qu’il doit déplacer afin de résoudre certaines énigmes et passer d’un tableau à l’autre. Celle-ci est d’une lenteur effarante, et souvent difficile à manier. Cela rend chaque étape du jeu éprouvante et irritante : devoir traîner péniblement son personnage d’un écran à l’autre pour y trouver des objets souvent bien planqués se révèle ainsi inutilement long et fastidieux. Pire : en cliquant sur votre bestiole, des évènements peuvent se déclencher à proximité, seule manière d’avancer. Or, rien ne les indique, obligeant ainsi à ramper de longues minutes un peu partout dans le décor. Signalons aussi certains passages vers d’autres scènes quelques fois loin d’être évidents et il m’est souvent arrivé de rester bloqué tout simplement parce que je n’avais pas vu que je pouvais grimper le long de cette tige pour atteindre la suite du niveau.

Conclusion :

Morphopolis n'est pas un mauvais jeu. On sent que ses créateurs étaient de bonne volonté, qu'il y a un vrai travail de dessin assez réussi derrière, mais son gameplay aussi mou du genou qu'un simulateur de transport de bagages teuton empêche de se laisser charmer par les quelques qualités du titre. On en vient rapidement à espérer la fin avec impatience.

Site officiel

Note :

5/10

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *