Wolfenstein : The old blood

Wolfenstein : The old Blood - Test PC

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le dernier reboot – mais au fond, la série a-t-elle connu autre chose que des reboots ? – de la franchise Wolfenstein a divisé. Entre ceux qui y ont vu un retour aux sources exécuté avec brio du shooter retro bourrin, rapide et jouissif et ceux considérant que ce type de production est devenu anachronique à une époque qui a connu Deus Ex, Dishonnored et Battlefield, c’est une myriade de notes éclectiques qui s’est abattue sur le dernier épisode de la saga. Étant quelqu’un de classe et d’élégant, c’est bien entendu à la première catégorie que j’appartiens. Et ça tombe bien : The old blood, l’add-on stand-alone, c’est plus de ce qui était déjà très bien.

King of the Castle !

Et pourtant, on ne peut pas dire qu’id Software se soit contenté du minimum pour satisfaire les vieux nostalgiques du shooter historiques. Le Wolfenstein nouveau à de la pêche, des armes variées et plaisantes, un gameplay rapide et nerveux ainsi qu’un univers original et plein de personnalité à base d’uchronie mélangeant sans retenue seconde guerre mondiale et science-fiction métallique et crade, sans oublier des personnages souvent joyeusement psychopathes. Et puis, il est très beau, ce qui ne gâche rien. Pas beau comme un simple FPS nouvelle génération avec des textures ultra-HD, des shaders plus vrais que nature et des effets de particules en veux-tu en voila, beau avec une vraie patte artistique, des décors riches et crédibles, des tons mélangeant tantôt le gris désolant, tantôt les couleurs chaudes. Alors bien-sûr, l’IA est parfaitement stupide et l’infiltration ressemble plutôt à une excursion au pays des sourds et aveugles – où les Blazkowicz sont rois – mais cela ne nuit pas outre-mesure au plaisir sain et productif de décapiter du nazie à coups de chevrotines dans le pif. En somme, on se retrouve un peu face à ce qu’aurait donné Übersoldier 2 s’il avait été un bon jeu.

Wolfenstein : The old blood

Je mets mes balles où je veux, et c’est souvent dans la gueule

Alors, que trouve-t-on dans cette extension/DLC/stand-alone ? Eh bien une nouvelle campagne principalement, sous forme de préquelle à l’introduction du jeu de base. On y retrouve ce cher B.J. Blazkowicz infiltrant le château de Wolfenstein pour y récupérer des documents cruciaux pour le dénouement du conflit en cours. Si l’on ne coupera pas à l’inévitable séance scénarisée dénuée d’action avant de se retrouvé privé d’armes pendant le premier quart d’heure, on retrouvera assez vite ses marques. De bonne facture, le contenu de Wolfenstein : The old blood offre une durée de vie plus que satisfaisante et se renouvelle suffisamment pour que le joueur n’ait pas l’impression de payer un DLC de commande expédié rapidement dans le seul but de rentabiliser un peu plus la licence.

Wolfenstein : The old blood

Il ne faudra par contre pas en attendre beaucoup plus. Les quelques défauts tels que l’IA inexistante ou l’obligation de ramasser manuellement les kits de soin et munitions sont toujours présents. Nouveauté principale : un bout de tuyau permettant d’escalader certaines parois uniquement à quelques points clés. Autant dire rien, donc.

Yo dawg, i heard you like nazies and zombies…

Bien évidemment, Wolfenstein : The old blood étant un shooter des années 201x, il se devait d’avoir sa petite composante morts-vivants. C’est ainsi qu’on se retrouve aux 4/5èmes de l’aventure à décapiter du SS en décomposition après un retournement de situation moyennement convainquant. Pas totalement désagréable, cette dernière partie de la campagne est inévitablement un cran en dessous du reste. Trop peu nombreux pour constituer une menace, ne se démembrant pas suffisamment sous les bastos de pompe pour être rigolos, ils ne font que rendre l’action moins intense alors que la direction artistique prend un coup dans  les dents, perdue dans des grottes et cryptes génériques. Cette section du jeu est trop courte pour nuire réellement à l’intérêt de l’ensemble, mais si les développeurs tenaient absolument à ajouter du zombie, – sont nos amis, il faut les aimer aussi – pourquoi ne pas s’être contentés d’en faire un challenge bonus ?

Wolfenstein : The old blood

 

Conclusion :

D'une durée de vie satisfaisante, intéressant et suffisamment varié pour éviter le syndrome du DLC-foutage-de-gueule, Wolfenstein : The old blood est une bonne pioche pour ceux ayant aimé le dernier reboot de la série. Toujours aussi rapide, bourrin et idiot avec en prime une direction artistique extrêmement réussie, il satisfera les amateurs tandis que ceux ayant snobé le jeu de base n'y trouveront rien qui soit susceptible des les faire changer d'avis.

Note :

7/10

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